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Genèse de la Royauté
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 Royauté de Dieu


Peuple exceptionnel, créé par Dieu à partir d'un homme unique arraché à la voie polythéiste des nations, Abraham, puis soudé dans l'épreuve en Egypte et amené par la puissance de Dieu dans la Terre Promise à leurs ancêtres, les Hébreux n'avaient pas de roi comme les autres peuples.

On peut voir dans ce cas singulier une cause religieuse : les rois des nations étaient considérés comme une incarnation de leur Dieu, comme des Fils de Dieu; on leur rendait un culte d'adoration que la Loi, promulguée par Moïse au Sinaï, réserve à L’ETERNEL seul. C'est une explication rationnelle valable. Il n'en reste pas moins qu'on est obligé d'y voir une intention expresse de Dieu.

Mais le peuple a semblé souffrir de cette royauté invisible d'un souverain céleste lointain que personne ne concrétise. Déjà au temps des Juges, il veut se donner un roi en la personne de Gédéon. Ce dernier refuse, mais la brèche est ouverte et, au temps de Samuel, le peuple obtiendra satisfaction contre le gré du prophète et de Dieu lui-même.

"Les gens d'Israël dirent à Gédéon : 'Règne sur nous, toi, ton fils et ton petit-fils, puisque tu nous as sauvés de la main de Madian'. Mais Gédéon leur répondit : ­'Ce n'est pas moi qui régnerai sur vous, ni mon fils non plus, car c'est L’ETERNEL qui doit être votre souverain'. (Jg 8, 22ss).                                                                             

"Tous les Anciens d'Israël se réunirent et vinrent trouver Samuel à Rama. Ils lui dirent : 'Tu es devenu vieux et tes fils ne suivent pas ton exemple. Eh! bien, établis-nous un roi pour qu'il nous régisse comme les autres nations'. Cela déplut à Samuel qu'ils aient dit : 'Donne-nous un roi pour qu'il nous régisse'; et il invoqua L’ETERNEL. Mais L’ETERNEL dit à Samuel : 'Satisfais à tout ce que te dit le peuple car ce n'est pas toi qu'ils ont rejeté, c'est moi qu'ils ont rejeté, ne voulant plus que je règne sur eux'." (1 S 8, 4-7).

Osée, qui prophétise la chute de la royauté en Israël, témoigne de ce que cette royauté humaine, arrachée à Dieu par la volonté du peuple, ne lui a jamais été agréable.

"Je vais te détruire, Israël; qui pourra te secourir? Où donc est-il ton roi, qu'il te sauve! Tes chefs, qu'ils te protègent ceux-là dont tu disais : 'Donne-moi un roi et des chefs', un roi, je te l'ai donné dans ma colère, et, dans ma fureur, je te l'enlève." (Os 13, 9-11).


Royauté de Shaül

Cependant, Dieu donne à son peuple le roi qu'il réclame. Le choix de Shaül est un choix de Dieu opéré par des signes prophétiques (1 S 9 et 18). Il serait donc faux de croire que ce premier roi d'Israël a été rejeté par Dieu comme sanction de ce "rejet" de L’ETERNEL par son peuple. Ce sont les fautes personnelles de Shaül qui causent sa perte. Pourtant, quand on les analyse, on est surpris de leur relative bénignité. Dans le premier cas (1 S 11, 8-14), il semble bien qu'il ait agi de bonne foi en offrant l'holocauste et les sacrifices de communion à la place de Samuel. Certes, c'était une faute rituelle, mais Shaül était dans l'angoisse, les sept jours fixés par Samuel, après l'onction royale, pour indiquer au nouveau roi ce qu'il aurait à faire étaient écoulés (1 S 10, 8).        

Voyant son armée se débander (car, si l'Homme de Dieu ne vient pas, c'est le signe que le Dieu des Hébreux n'est pas avec son peuple pour le combat qu'il s'apprête à mener contre les Philistins), Shaül, qui se sait choisi par Dieu comme roi, considère comme peu de chose cette usurpation, provisoire et forcée, des fonctions sacerdotales de Samuel qu'il accomplit, et pèche ainsi devant Dieu.

"Samuel dit à Shaül : 'Tu as agi en insensé! Si tu avais observé l'ordre que L’ETERNEL, ton Dieu, t'a donné, L’ETERNEL aurait affermi pour toujours ta royauté sur Israël. Mais maintenant, ta royauté ne tiendra pas (...) parce que tu n'as pas observé ce que L’ETERNEL t'avait commandé'." (1 S 13, 13-14).

En fait, à l'examen, la faute de Shaül s'avère plus sérieuse qu'il n'y paraît. En effet, c'est sur son initiative que reprend la guerre contre les Philistins (13, 4), sans attendre les instructions de Samuel, c'est-à-dire celles de Dieu.

La seconde faute de Shaül confirme le caractère indépendant et pragmatique de ce roi, certes valeureux, mais qui n'a décidément aucun sens de sa mission et de sa dépendance des plans de Dieu. Ici aussi, pour nous qui sommes peu familiarisés avec les coutumes de l'époque, cette transgression paraît relativement légère. Il s'agit de la violation de l’anathème, c'est-à-dire la destruction sacrée décidée par Dieu et qui vise à ne laisser aucune trace de l'objet ou de l'être ainsi condamné.

Dieu a résolu de punir Amaleq de "ce qu'il a fait à Israël en lui coupant la route quand il montait d'Egypte" (1 S 15, 1-3). Shaül combat pour L'ETERNEL avec succès,

"…mais Shaül et l'armée épargnèrent Agag [le roi d'Amaleq] et le meilleur du petit et du gros bétail, les bêtes grasses et les agneaux, bref tout ce qu'il y avait de bon. Ils ne voulurent pas le vouer à l'anathème; mais tout le troupeau vil et sans valeur, ils le vouèrent à l'anathème". (1 S 15, 8-9).

Ici, la faute de Shaül est encore la présomption. C'est lui qui décide de ce qui est bien et bon sans tenir compte de ce qu'a décidé L’ETERNEL. Il se justifie ainsi devant Samuel :

"J'ai obéi à L’ETERNEL! J'ai fait l'expédition où il m'envoyait, j'ai amené Agag, roi d'Amaleq, et j'ai voué les Amalécites à l'anathème. Dans le butin, le peuple a pris, en petit et en gros bétail, le meilleur de ce que frappait l'anathème pour le sacrifier à L’ETERNEL, ton Dieu, à Gilgal". (1 S 15, 20-21).

La réponse de Dieu, par Samuel, est terrible et elle nous fait entrevoir la nature profonde de ce refus d'obéissance :

"L’ETERNEL se plaît-il aux holocaustes et aux sacrifices, comme dans l'obéissance à la parole de L’ETERNEL ? Oui, l'obéissance est autre chose que le meilleur sacrifice, la docilité, autre chose que la graisse des béliers. Un péché de sorcellerie, voilà la rébellion, un crime de téraphim, voilà la présomption. Parce que tu as rejeté la parole de L’ETERNEL, il t'a rejeté pour que tu ne sois plus roi!" (1 S 15, 22-23).


Royauté de David

Si Dieu avait vraiment voulu régner seul sur son peuple, sans intermédiaire aucun, les fautes de Shaül, sanctionnées par son rejet, lui en fournissaient - si l'on peut dire - l'occasion. Or, on voit qu'il n'en est rien. En effet, dès le premier faux-pas de Shaül, Dieu dévoile son projet de donner un successeur valable à ce premier roi :

"L’ETERNEL s'est cherché un homme selon son coeur et il l'a désigné comme chef sur son peuple". (1 S 13, 14).

Passer en revue la personnalité de David, son rôle, le sens de sa mission, la typologie qu'il représente, exigerait de citer presque toute l'Ecriture et serait la matière d'un livre. On se contentera ici de démarquer les aspects "génétiques" de son histoire selon le point de vue qui est le nôtre dans cet ouvrage : essayer de découvrir par l'analogie de la foi le sens profond du Plan du Salut de Dieu, dans lequel, incontestablement, la notion de Royauté de Dieu, exercée par son Messie (au sens étymologique du terme = mashiah, qui a l'onction) et, à travers Lui, par cette nation royale, tient la place centrale.                  

Comme pour Shaül, la désignation de David et son onction sont d'abord un choix divin dans des circonstances prophétiques (1 S 16, 1-13). Mais la différence capi­tale est que la royauté de David sera d'abord cachée, puis devra s'exercer en concurrence avec celle de Shaül pour, enfin, s'imposer en éliminant ce dernier.

Si l'on connaît, dans l'histoire biblique et dans l'histoire tout court, beaucoup de cas similaires, il n'y en a aucun qui puisse lui être comparé dans ses détails concrets et dans sa portée prophétique. La fidélité et l'obéissance touchantes de David à ce roi, qu'il se sait destiné à supplanter, est extraordinaire.

Au contraire de Shaül qui, à peine oint, part en guerre contre les Philis­tins, David attend son heure. Certes, il a reçu l'onction, mais il y a déjà un "oint de L’ETERNEL" et David n'a aucune raison de se dresser contre lui, il n'en a d'ailleurs pas la force et il le sait. C'est l'Esprit de Dieu, qui s'était emparé de lui lors de sa consécration par Samuel, qui va l'amener, lentement mais inexorablement, à la célébrité, par des actions de bravoure (mise à mort de Goliath - 1 S 17) et une chance insolente dans toutes ses entreprises, illustrées par ce chant qui les célébrait : "Shaül a tué ses milliers et David ses myriades". (1 S 18).

Cette promotion inexorable de David déclenche évidemment chez Shaül une féroce jalousie, d'autant qu'il se sait rejeté par Dieu. Le récit nous apprend même que

"l'Esprit de L’ETERNEL s'était retiré de Shaül et un mauvais esprit, venant de L’ETERNEL, lui causait des terreurs". (1 S 16, 14).

On peut s'étonner que ce qui semble être une possession diabolique soit rapporté à L’ETERNEL lui-même. Pourtant, on peut rapprocher cette affirmation de celle du premier Livre des Rois qui décrit l'assemblée des prophètes venus conseiller Achab, roi de Juda, qui projette une attaque contre Ramot de Galaad (ville israélite tombée aux mains d'Aram). Il y est dit :

"l'Esprit s'avança et se tint devant L’ETERNEL : 'C'est moi qui le tromperai' [le roi Achab]. L’ETERNEL lui demanda : 'Comment ?' Il répondit : 'J'irai et je me ferai esprit de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes'. L’ETERNEL dit : 'Tu le tromperas, tu réussiras. Va et fais ainsi'." (1 R 22, 21-22).

Cette notion d'Esprit-Saint s'avère donc essentielle chez le roi - Messie - élu de Dieu, indiquant ainsi que le pouvoir de ce souverain humain participe de celui de Dieu, et que son gouvernement doit s'inspirer des principes mêmes qui sont ceux de Dieu : la justice, l’amour et la pureté. Ce sera tout le sens des remontrances énergiques que les prophètes n'hésiteront pas à faire aux rois pour leur rappeler cet idéal.

David donc, comme le montre la suite des événements, s'avéra être un roi selon le coeur de L’ETERNEL : il attendit que Dieu lui remette la royauté et ne chercha pas à hâter son heure. Bien plus, il témoigna un respect infini à son rival qui cherchait à le tuer ; il combattit loyalement contre lui, mais épargna toujours sa vie quand elle était à sa merci. Il faut admirer l'expression de David :

"L’ETERNEL me garde d'agir ainsi à l'égard de monseigneur, de porter la main sur lui, car il est l'oint de L’ETERNEL" (1 S 24, 7).

 

On sent l'intuition profonde de David : il a le sens de Dieu. Certes, cet Oint, Shaül, se conduit mal, il est réprouvé, mais il représente Dieu, il est sacré. En outre, David est magnanime à l'égard d'un ennemi intraitable.

Quand, enfin, la royauté revient à David, il l'exerce avec vigueur ; il combat les guerres de L’ETERNEL, il est généreux envers les fils de Shaül, et surtout, il se conduit en homme profondément religieux, comme illustré par le désir qu'il expri­mera - et dont il préparera, de son vivant, la réalisation - de "bâtir une maison à L’ETERNEL". C'est sur ce fait que l'on s'attardera, car il nous paraît renfermer mysté­rieusement le destin prophétique de la lignée messianique, dont David constitue le germe et le modèle inégalé.

 

David, donc, ne peut supporter d’"habiter une maison de cèdre [quand] l'arche de Dieu habite sous la tente" (2 S 7, 2). Il fait part à Nathan, son prophète, de son désir de bâtir un temple à L’ETERNEL. Or, la réponse de Dieu est étrange. Il lui dit que ce n'est pas David qui lui construira une maison et laisse entendre que ce sera l'oeuvre d'un de ses descendants - ce que l'histoire de Salomon confirmera. Mais surtout, Dieu joue sur le mot "maison" qui, en hébreu, désigne aussi bien le bâtiment que la famille, la lignée. Il dit à David :

 

"L’ETERNEL te rendra grand. L’ETERNEL te fera une maison [...] Ta maison et ta royauté subsisteront à jamais devant moi, ton trône sera affermi à jamais" (2 S 7, 11-16).

Un examen superficiel de cette promesse n'y décèlera, certes, rien de bien extraordinaire. D'un point de vue rationnel, on peut même ne voir là rien que de banal : David est devenu roi et Dieu lui promet qu'il ne lui arrivera pas ce qui est arrivé à Shaül, que la royauté restera acquise à sa "maison".

Or, il semble bien, au contraire, que David ait fait preuve d'un grand sens des voies de Dieu. Il se sent investi d'une haute mission, car il sait qu'Israël n'est pas un peuple comme les autres.

"Y a-t-il, comme ton peuple, Israël, un autre peuple sur la terre qu'un Dieu soit allé racheter pour en faire son peuple, pour le rendre fameux, opérer en sa faveur de grandes et terribles choses et chasser devant son peuple des nations et des dieux !" (2 S 7, 23).

Ce texte nous est précieux car il révèle l'admiration de David pour l'agir mystérieux de Dieu. On sent comme, déjà, avant même d'avoir accédé à la royauté, il était fier d'appartenir à ce peuple unique, dont la force ne réside ni dans sa richesse, ni dans ses armes, ni dans la grandeur de son territoire, ou la multitude de sa population, mais dans son Dieu. Témoin ces paroles de David à Goliath, le Philistin (alors que David n'est encore qu'un simple berger, mais déjà animé par l'Esprit de Dieu qui l'a oint) :

"Tu marches contre moi avec épée, lance et javelot, mais moi, je marche contre toi au nom de L’ETERNEL Sabaoth, le Dieu des troupes d'Israël que tu as défiées […] toute la terre saura qu'il y a un Dieu en Israël et toute cette assemblée saura que ce n'est pas par l'épée, ni par la lance que L’ETERNEL donne la victoire, car L’ETERNEL est maître du combat et il vous livre entre nos mains." (1 S 17, 45-47).

Ainsi, David s'identifie à la cause de son Dieu dont il reçoit une délégation de pouvoir pour imposer aux nations sa maîtrise, et il s'identifie à son peuple dont il symbolise la faiblesse et l'élection, également incompréhensibles, sinon par pure grâce de Dieu.

Les Psaumes, surtout ceux attribués à David, nous montrent à l'envi à quel point ce Roi-Messie Idéal (et idéalisé) est le type du Roi-Messie à venir, qui sera d'ailleurs appelé "Fils de David", par la tradition juive.

Ainsi la "maison de David" sera, parallèlement au Temple, la "maison de L’ETERNEL", le symbole de la royauté de Dieu régnant en personne aux temps eschatologiques. Il semble que cet idéal, entrevu de façon éblouissante au Sinaï, incarné en David et Salomon, doive recevoir, à la fin des temps, son plein épanouissement, quand le peuple entier, investi de l'Esprit de Dieu, ayant soumis toutes les nations au vrai Dieu, verra le règne de son Dieu à Sion, incarné dans un roi juste et saint, placé à sa tête.

"En ce temps-là, je relèverai la hutte branlante de David, j'en réparerai les brèches, j'en relèverai les ruines, je la rebâtirai telle qu'aux jours d'autrefois, afin qu'ils conquièrent ce qui reste d'Edom et toutes les nations sur lesquelles mon nom a été prononcé, oracle de L’ETERNEL qui accomplira cela." (Amos 9, 11-12).

"Je susciterai, pour le mettre à leur tête, un pasteur qui les fera paître, mon serviteur David : c'est lui qui les fera paître et sera pour eux un pasteur. Moi, L’ETERNEL, je serai pour eux un Dieu et mon serviteur, David, sera prince au milieu d'eux." (Ez 34, 23-24).

"En ce jour-là, L’ETERNEL étendra sa protection sur les habitants de Jérusalem : celui d'entre eux qui allait tomber, en ce jour, sera comme David - et la maison de David sera comme Dieu, comme l’ange de L’ETERNEL à leur tête." (Za 12, 8).


Royauté de Salomon

 

C'est Salomon qui aura pour mission d'unifier les deux unités tribales constituées par Ephraïm et ses dix tribus, au nord, et par Juda et Benjamin, au sud. Du temps de David, l'unité fut précaire ; après la révolte d'Absalom, son propre fils, qui l'oblige à fuir, il doit faire face à celle de l'Israël du Nord (2 S 20).

 

Devenu vieux, David confie à Salomon cette tâche difficile :

 

"…car c'est lui que j'ai institué chef sur Israël et sur Juda." (1R 1, 35).

 

Son règne est décrit comme idyllique, messianique avant la lettre.

 

 

C'est l’unité

 

"Le roi Salomon fut roi sur tout Israël." (1 R 4, 1).

 

 

La paix :

 

"Juda et Israël habitèrent en sécurité, chacun sous sa vigne et sous son figuier, depuis Dan jusqu'à Beer-Sheva, pendant toute la vie de Salomon." (1 R 5, 5).

 

 

L’abondance

 

"Juda et Israël étaient nombreux, aussi nombreux que le sable de la mer ; ils mangeaient et buvaient et passaient du bon temps." (1 R 4, 20).

 

 

La domination universelle

 

"Salomon étendit son pouvoir sur terre sur tous les royaumes, depuis le Fleuve jusqu'au pays des Philistins et jusqu'à la frontière d'Egypte. Ils apportèrent leur tribut et servirent Salomon toute sa vie." (1 R 5, 1).

 

 

La renommée messianique

 

"On vint de tous les peuples pour entendre la sagesse de Salomon et il reçut un tribut de tous les rois de la terre, qui avaient entendu parler de sa sagesse." (1 R 5, 4).

 

Il ne fait pas de doute que tout ce récit constitue une projection idéalisée dans le passé d'une réalité espérée pour l'avenir. Salomon est le type de ce Roi-Messie attendu, et son royaume unifié est le type de l'unité finale du Peuple de Dieu, glorifié par Lui et loué par les nations subjuguées par son destin exceptionnel.

 

On peut toutefois s'interroger sur le pourquoi de la plus grande célébrité de David. Il est un fait que le nom de David est devenu synonyme de Royauté Messia­nique. Pourtant, le règne de Salomon fut plus grandiose, mieux assuré et eut surtout une renommée internationale ; en outre, c'est lui qui, bâtit le Temple de L’ETERNEL. Or, quand on célèbre Salomon, c'est presque toujours par référence à son père, comme on le verra surtout à propos du schisme entre les tribus du nord et celle du sud, quand Dieu affirmera que c'est par amour pour David et par fidélité envers lui que le royaume restera assuré en définitive à sa lignée après lui avoir été ôté par la faute de Salomon (cf 1 R 11, 32.34, Ps 89, 35-38, etc.).

 

II semblerait que l'on ait affaire, une fois de plus, à la notion – constante dans la Bible - de l'amour de Dieu pour les Pères (cf. Rm 11, 28 ; 15, 8), c'est-à-dire les premiers qui ont été fidèles à Dieu et à qui Dieu, en retour, est fidèle à son mode : c'est-à-dire éternellement.

 

© Rivtsion.org



22-10-2005 | Commentaires (0) | Public
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