Recherche

Mot-clé sur le site

Avec Google

Google :
Exhorter
<< « On lapide en l’honneur de Lapide » :... La non-intervention de l'Eglise durant... >>

Une forêt Pie XII en Israël – Brève mise au point, Menahem R. Macina
Imprimer Imprimer
> Envoyer cette page

 

 

Reprise et mise à jour d'un article publié antérieurement (1). 

 

 

Introduction

 

 

Les réactions juives, majoritairement critiques, à certains passages du document romain de 1998 visant à réhabiliter la mémoire de Pie XII, ont donné lieu à plusieurs ripostes catholiques (2). Comme à chaque fois que la controverse porte sur l’attitude de ce pape durant la Shoah, ont refleuri, çà et là, les clichés habituels sur les témoignages de gratitude exprimés par des juifs au lendemain de la guerre. C’est ainsi que le flou « artistique » – entretenu de longue date par certains auteurs – autour du souhait, émis par des lecteurs israéliens à l’époque de la mort de ce pontife, que fût plantée en Israël une forêt dont le nombre d’arbres aurait correspondu au nombre de juifs sauvés grâce à l’intervention de Pie XII, a fini par conférer à ce souhait le statut de fait établi, au point d’abuser des esprits sérieux (3).

 

Or, comme on pourra facilement s’en convaincre en consultant les services ou les archives du Keren Kayemet LeYisrael, l’organisme para-étatique centenaire, responsable de la gestion et du développement du patrimoine foncier de l’Etat d’Israël, en général, et du reboisement national, en particulier, une telle forêt n’a jamais existé. Une méprise de cette nature semble due à une mauvaise interprétation d’appréciations insuffisamment critiques émanant de deux auteurs animés, l’un comme l’autre, d’une grande vénération pour le pape Pie XII : l’historien juif, Pinhas E. Lapide, et le Père jésuite, Pierre Blet, l’un des quatre compilateurs des onze volumes d'archives du Saint-Siège, relatives à la Seconde Guerre mondiale.

 

Pour éclairer l’arrière-fond de la question, il ne sera pas inutile de reproduire ici quelques extraits de textes de ces deux auteurs, qui nous paraissent contenir les « ingrédients » de base de la méprise.

 

 

P.E. Lapide

 

Indirectement inspiré par cet auteur, le passage suivant de la déclaration « Nous nous souvenons », même s’il ne parle pas d’une forêt en l’honneur de Pie XII, fournit une caution officielle, anticipée autant qu’involontaire, à la vraisemblance d’une sanction honorifique israélienne du sauvetage de masse attribué à ce pape (4) :

 
« Pendant et après la guerre, des communautés et des responsables juifs ont exprimé leurs remerciements pour tout ce qui a été fait pour eux, y compris pour ce que le Pape Pie XII fit, personnellement ou par l'intermédiaire de ses représentants, pour sauver des centaines de milliers de vies juives. » 

 

Et de fait, cette évaluation s'appuie sur les étranges statistiques de P.E. Lapide, dont voici un échantillon (5) :

 

« Le nombre total de Juifs survivant à Hitler dans la partie de l'Europe occupée, Russie non comprise, grâce en partie à l'aide chrétienne, s'élève à 945.000 environ. À ceux-là on doit ajouter les quelque 85.000 que les Chrétiens aidèrent à s'échapper en Turquie, en Espagne, au Portugal, en Andorre, et en Amérique latine. De ce résultat, qui dépasse un million de survivants, j'ai déduit toutes les revendications [!] de l'Église protestante (surtout en France, en Italie, en Hongrie, en Finlande, au Danemark et en Norvège); des Églises orientales (en Roumanie, Bulgarie et Grèce). Il faut encore retrancher tous ceux qui doivent leur vie sauve à des communistes, des agnostiques ou autres Gentils non chrétiens. Le nombre total de vies juives sauvées par l'intermédiaire de l'Église catholique atteint ainsi au moins 700.000 âmes, mais se trouve vraisemblablement plus proche de 860.000. »  

 

Quelques années avant la parution de son ouvrage, le même Lapide était plus modeste dans son évaluation. Interrogé par Le Monde du 13 décembre 1963, il déclarait, en effet (6) :

 

« Je peux affirmer que le pape personnellement, le Saint-Siège, les nonces et toute l'Église catholique ont sauvé de 150.000 à 400.000 Juifs d'une mort certaine. »

 

Notons, au passage, 'l'élasticité' des chiffres : les « 150.000 à 400.000 » du Lapide du Monde de décembre 1963, devenus - on ne sait comment - « 860.000 », chez le Lapide de Rome et les Juifs de 1967, se stabilisent à « 850.000 », selon le Lapide cité par P. Blet dans son ouvrage de 1998 (7).

 

En fait, à en croire le député Maurice Edelman, qui fut reçu par Pie XII à la fin de la guerre, et qui rapportait les propos du pontife dans un article paru en 1964 (8), le pape lui-même était beaucoup plus réaliste sur le nombre des sauvetages qu'il attribuait à son intervention personnelle. Il confiait, en effet, à son interlocuteur que : 

 

« pendant la guerre, il avait secrètement  donné au clergé catholique l'ordre de recueillir et de protéger les Juifs. Grâce à cette intervention – précisait Edelman –, des dizaines de milliers de Juifs ont été sauvés. »

 


P. Blet

 

De son côté, le R.P. Pierre Blet, s.j., dont on connaît le zèle pour la réhabilitation de la mémoire de Pie XII – qu’il estime injustement calomniée –, a indiscutablement contribué à accréditer et à faire connaître à un large public la « statistique » maximalisante de Lapide, non sans en laisser d’ailleurs prudemment la responsabilité à ce dernier (9):

 

« Tandis que le pape donnait en public l'apparence du silence [!], sa Secrétairerie d'État harcelait nonces et délégués apostoliques en Slovaquie, en Croatie… leur prescrivant d'intervenir près des gouvernants et près des épiscopats afin de susciter une action de secours dont l'efficacité fut reconnue, à l'époque, par les remerciements réitérés des organisations juives et dont un historien israélien, Pinchas Lapide, n'a pas craint d'évaluer le nombre à 850.000 personnes sauvées. » 

 

Mais le P. Blet va plus loin. Dans un article de la revue Communio, il écrit (10) :

 

« Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler, car ce sont de ces choses qui n’ont pas la faveur de nos moyens de publicité, que l’historien israélien Pinchas E. Lapide jugeait que sa patrie devrait planter à la mémoire de Pie XII une forêt de 860.000 arbres, car c’est à ce chiffre qu’il calculait le nombre des Juifs qui lui avaient dû la vie sauve. »

 

Comparons ce texte du P. Blet avec deux autres de Lapide. Cet auteur avait d’abord écrit ce qui suit, au début d’un long examen de l’attitude de Pie XII (11) :

 

A. « Des sentiments [de reconnaissance envers Pie XII] furent exprimés dans les hommages rendus par le rabbin d’Israël Goldstein […], de même que par la quasi-unanimité de la presse israélienne, dont plusieurs lecteurs suggérèrent dans des lettres ouvertes "que l’on plantât une forêt Pie XII sur les collines de Judée", pour perpétuer comme il se devait les services rendus par le regretté Pontife aux Juifs d’Europe. »

 

Et ce n’est qu’au terme de son analyse que Lapide concluait (12) :

 

B. « Le Talmud nous enseigne que "quiconque préserve une vie, selon l’Écriture, a autant de mérite que s’il avait préservé un monde". Si c’est vrai – et c’est aussi vrai que le plus juif des dogmes – Pie XII alors a mérité cette forêt sur les collines de Judée que des lecteurs israéliens bienveillants proposaient qu’on lui dédiât, en octobre 1958. Une forêt commémorative, comme celles qui furent plantées pour Winston Churchill, le roi Pierre de Yougoslavie et le comte Bernadotte de Suède – avec 860.000 arbres. »

 

Il paraît difficile d’échapper à la conclusion que les affirmations du P. Blet à ce propos sont le résultat du « télescopage », générateur de confusion, entre trois passages différents du livre de Lapide : celui qui fournit les statistiques risquées, critiquées plus haut ; celui qui fait état des lettres de lecteurs favorables à une forêt Pie XII (citation A, ci-dessus), et celui qui utilise un argument a fortiori tiré du Talmud (citation B) (13).

 

Enfin, en écrivant que « des Juifs lui avaient dû la vie sauve » (14), le P. Blet attribue au pape seul ce que Lapide attribuait à l’ensemble de l’Église dans le passage suivant de son ouvrage cité (15) :

 

« ...sous le pontificat de Pie XII, l'Église catholique fut l'instrument par lequel furent sauvés au moins 700.000, voire 860.000 Juifs, d'une mort certaine par les mains des nazis. »

 

Faute d’être corrigée au plus vite, une telle « inflation » de la réalité risque de donner naissance à des désinformations répétées.

 


Un souhait pour terminer

 

Heureusement, depuis ces exagérations - dont la prétendue « forêt Pie XII » constitue l’apogée -, deux déclarations, l’une collective et nationale, l’autre individuelle mais émanant d’un éminent prélat, ont corrigé la perspective. C’est d’abord la « Déclaration de Repentance », de Drancy (16) :

 

« Devant l'ampleur du drame et le caractère inouï du crime, trop de pasteurs de l'Église ont, par leur silence, offensé l'Église elle-même et sa mission. Aujourd'hui, nous confessons que ce silence fut une faute. Nous reconnaissons aussi que l'Église en France a alors failli à sa mission d'éducatrice des consciences… Cette défaillance de l'Église de France et sa responsabilité envers le peuple juif font partie de son histoire. Nous confessons cette faute. Nous implorons le pardon de Dieu et demandons au peuple juif d'entendre cette parole de repentance. »

 

C’est ensuite celle du cardinal Kœnig (17) :

 

« En regardant l’histoire de ces années, nous ne voulons pas, nous n’avons pas le droit, et moi-même en tant que membre de l’Église, je n’ai pas le droit de taire que j’ai conscience d’une complicité de l’Église. Oui, pour sa part, l’Église ne s’est pas opposée comme elle le devait à cette pensée nationaliste fourvoyée, à un antijudaïsme chrétien, à une pensée nationaliste teintée de religion, à une interprétation inexacte des événements de la Passion. Ce fut une plaie purulente dans le corps de l’Église, et cela a causé beaucoup de malheurs à des innocents... »

 

Même si ces confessions n’infirment pas directement l’interprétation des faits, ici critiquée, puisse leur esprit présider aux futurs propos en la matière. Ainsi, à défaut d’être sensibles à la frustration juive face à ce "zèle mal éclairé", les auteurs soucieux de l’honneur de l’Eglise éviteront au moins le discrédit historique, en s’abstenant désormais de justifier, au nom de la sainteté de la fin poursuivie, l’utilisation de moyens autres que les "armes de la vérité".

 

Menahem R. Macina

 

© Sens

 

-------------------

 

Note sur Pinchas E. Lapide (M. Macina)

 

Lapide était ce qu’on pourrait appeler un « théologien » juif érudit. En quatrième page de couverture de la traduction française de Rome et les Juifs (cf. sa bibliographie, plus bas), Pinchas E. Lapide est présenté comme

 

« Canadien d’origine, Israélien par choix. [Il] fut l’un des fondateurs du premier kibboutz américain dans les montagnes de Gilboa. Diplômé de l’Université hébraïque, il parle couramment huit langues et fut diplomate au Brésil, puis en Italie, avant de diriger le Service de Presse gouvernemental à Jérusalem. Il est l’auteur de plusieurs romans et essais, dont "'Le Vicaire' et la vérité sur Pie XII" ».

 

De même en quatrième page de la couverture de son autre ouvrage intitulé Fils de Joseph ?, on peut lire :

 

« Pinhas Lapide est né en 1922, à Vienne, d’où il fuit, en 1938, pour la Palestine. Ancien officier, diplomate et journaliste, il est depuis 1971, professeur dans plusieurs universités de Jérusalem [sic]. A tous ces titres, il est le bon partenaire de personnalités chrétiennes (Hans Küng, par exemple) dans des débats qui aboutissent à des ouvrages publiés. »

 

Outre qu’il n’y a qu’une université à Jérusalem, et non « plusieurs », la prière d’insérer n’est pas en mesure de préciser sur quelles matières portaient ses cours de Lapide. Selon le professeur Tadeusz Gierymski, qui a fait des recherches en ce sens, une bibliographie des publications de P. E. Lapide, même si elle n’est certainement pas exhaustive, comprendrait au moins une dizaine de titres, dont, entre autres :

 

1) The Last Three Popes and the Jews (1967) [traduction française : Rome et les Juifs, Seuil, Paris, 1967].

2) Ist das nicht Josephs Sohn? (1976) [traduction anglaise : Israelis, Jews, and Jesus (1979) ; traduction française : Fils de Joseph ? Jésus dans le judaïsme d’aujourd’hui et d’hier, Desclée, Paris, 1978].

3) Judischer Monotheismus, christliche Trinitätslehre (avec Jürgen Moltmann) [traduction anglaise : Jewish Monotheism and Christian Trinitarian Doctrine : A Dialogue, 1981].

4) Auferstehung [traduction anglaise : The Resurrection of Jesus : a Jewish Perspective, 1983].

5) Hebraisch in den Kirchen [traduction anglaise : Hebrew in the Church : the Foundations of Jewish-Christian Dialogue, 1984].

6) Paulus, Rabbi und Apostel [traduction anglaise : Paul, Rabbi and Apostle, 1984].

7) Der Jude Jesus [traduction anglaise : Jesus in Two Perspectives : a Jewish-Christian Dialogue, 1985].

8) Die Bergpredigt, Utopie oder Programm? [traduction anglaise : The Sermon on the mount, Utopia or program for action?, 1986].

9) Heil von den Juden? Ein Gespraech (avec Karl Rahner). [Traduction anglaise : Encountering Jesus-Encountering Judaism : A Dialogue, 1987].

 

Précisons qu’il ne faudrait pas déduire des passages très laudatifs envers Pie XII, cités ici, que Lapide était une espèce de « thuriféraire » inconditionnel du christianisme. La simple lecture des 420 pages de son ouvrage, Rome et les Juifs (1967), atteste du contraire. On peut même parler, en la matière, de réquisitoire implacable, voire de catalogue, à la limite du fastidieux, des torts patents de l’institution chrétienne et spécialement de son antijudaïsme multiséculaire. Toutefois, ce qui différencie le livre de Lapide d’autres qui, eux, s’apparentent à des réquisitoires arbitraires, voire à des pamphlets haineux, c’est l’objectivité de son auteur. En effet, non seulement il ne passe pas sous silence les faits et paroles positifs des personnes et des institutions chrétiennes, mais il fait preuve envers elles d’une empathie, peu commune chez un juif pleinement conscient du tort, souvent irréparable, causé à son peuple par une chrétienté qui fut, dans l’ensemble, si longtemps injuste et cruelle envers ceux et celles qu’elle diabolisait avec d’autant moins de scrupules qu’elle croyait, à tort, lire dans le Nouveau Testament la justification de son attitude.

 

Il reste que ses plaidoyers en faveur du sauvetage de centaines de milliers de juifs, par le pape et les diverses institutions dépendant du Vatican, sont peu fiables et ressortissent davantage d’une apologétique – dont les motifs nous restent obscurs – que d’un travail de recherche digne de ce nom.

 

Pour illustrer ce recours au qualificatif d’ « apologétique » concernant la défense de Pie XII par Lapide, je me limiterai à un seul exemple. Après un très long chapitre de son livre, intitulé « Ce que Pie XII a fait pour les Juifs » (pp. 171-287), suit un autre, de dimensions beaucoup plus modestes (pp. 287-307), intitulé « Ce que Pie XII n'a pas fait ». Sur la foi de ce titre, et malgré les quelque cent-vingt pages d'apologie papale qui précèdent, on se fût attendu à lire au moins une ou deux critiques mesurées, ou quelque aveu - même mitigé de réticences - selon lequel, bien qu'il n'y ait pas de raison de douter que Pie XII avait agi en toute bonne foi, sa retenue diplomatique, à tout le moins, pouvait prêter le flanc à la critique. Mais on ne trouve rien de tel. Si ces vingt pages évoquent bien le "silence" du pape d'alors, c'est pour l'en laver aussitôt sous un déluge de justifications recueillies de la bouche ou dans les témoignages écrits des seuls témoins de la défense de la mémoire pontificale. Quant aux rares témoins à charge cités à comparaître, c'est tout juste s'ils ont droit à quelques mots. À peine monté en ligne, leur témoignage est pris sous le feu roulant de pièces d'une artillerie lourde, servie par de prestigieux canonniers et abondamment fournie en munitions apologétiques de gros calibre. De ce procès gagné d'avance, la mémoire du pontife romain sort, non seulement lavée, mais grandie, canonisée en quelque sorte.


(1) Article paru dans Sens n° 2 /2000, Paris, pp. 107-112. Toutes les mises en italiques, dans les citations ci-après, sont de mon fait.

(2) Voir, entre autres : P. Blet, "Le 'silence' de Pie XII : le mythe à l’épreuve des archives", dans La Croix, du 10 avril 1998 ; du même,  "Les accusations répétées contre Pie XII. 'La légende à l’épreuve des archives'", La Documentation Catholique n° 2180, du 19 avril 1998, pp. 381-386 ; l’éditorial (anonyme) de la revue des jésuites italiens, sous le titre "Apriamo, christiani ed Ebrei, un periodo nuovo di fraternità" [Ouvrons, chrétiens et Juifs, une ère nouvelle de fraternité], La Civiltà Cattolica, II, Rome, 1998, p. 3-14.

(3) C’est le cas, par exemple, de Jacques Nobécourt, auteur du classique Le Vicaire et l’Histoire (Seuil, 1973), qui écrivait, dans un article récent, « Pie XII, un ‘procès biaisé’ ? », paru dans Etudes, juillet-août 1999, p. 78 : « Une forêt fut élevée en son [Pie XII] honneur pour la reconnaissance du sauvetage de 700.000 juifs ».

(4) Passage cité d’après la traduction française parue sous le titre “ Nous nous souvenons : une réflexion sur la Shoah ”, dans la Documentation Catholique n° 2179, du 5 avril 1998, p. 338.

(5) P.E. Lapide, Rome et les Juifs, Seuil, Paris, 1967, p. 270, note 1 (ci-après : Lapide, Rome). Malheureusement, l’auteur ne nous livre ni ses sources, ni sa méthode de traitement de ces dernières. Par ailleurs, à ce jour, nul n’a pu donner une explication satisfaisante aux motifs qui ont pu conduire cet auteur à formuler des estimations aussi arbitraires et contraires aux règles les plus élémentaires du traitement des faits en histoire.  

(6) Cité par A. Curvers, Pie XII, le pape outragé, D.M.M., 1988, p. 44.

(7) P. Blet, Pie XII et la Seconde Guerre mondiale d'après les archives du Vatican, Perrin, Paris, 1998, p. 323.

(8) Gazette de Liège, du 23 janvier 1964, citée par Curvers, op. cit., p. 85.

(9) P. Blet, Pie XII et la Seconde Guerre mondiale, pp. 322-323. On nous permettra, au passage, de ne pas souscrire au titre avantageux d’« historien », que lui décerne généreusement le P. Blet. [Voir, plus loin : « Note sur Lapide »].

(10) P. Blet, "L’encyclique cachée ?", Communio, n° XXI, 2, mars-avril 1996, p. 92.

(11) Lapide, Rome, p. 287.

(12) Id, Ibid., p. 330.

(13) Id, Ibid., respectivement pp. 270, 287, 330. Nul doute que les lecteurs en question aient été impressionnés par le concert international de louanges en faveur du pontife défunt, dont témoignent les archives de presse de l’époque, surtout en Italie, et auxquelles les correspondants à l’étranger ont dû faire écho dans les journaux israéliens.

(14) Voir note 10, ci-dessus.

(15) Lapide, Rome, p. 270.

(16) Déclaration de repentance lue par Mgr Olivier de Berranger devant le Mémorial de Drancy, le 30 septembre 1997, citée par Sens, 1997 n° 11, p. 423.

(17) L’engrenage des responsabilités, allocution du cardinal Franz Kœnig, prononcée le 13 mars 1998 à la Faculté de médecine de Vienne et publiée dans l’hebdomadaire viennois, Die Furche, n° 13, du 26 mars 1998. [La traduction française citée ici et légèrement retouchée par nos soins, est reprise de la revue Istina n° 3, Paris, juillet-septembre 1998, p. 342].

 

Mise à jour du 27 août 2007.



27-08-2007 | Commentaires (2) | Public
voirAjoutez votre commentaire

Identification
Pseudo
 
Mot de passe

Mot de passe oublié ?
S'inscrire à ce site
Étudier
Calendrier
<< juillet 2014 >>
dim lun mar mer jeu ven sam
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31